Davines Momo : notre avis, et pour quels cheveux déshydratés

Momo est la gamme hydratante de Davines, régulièrement confondue avec Nounou. La distinction est pourtant nette : Nounou apporte des lipides à une fibre abîmée, Momo rend de l'eau à un cheveu sain mais déshydraté, avec une texture plus fluide qui n'écrase pas les cheveux fins. Cette page lit la formule (base sans sulfate au sarcosinate, extrait de melon jaune, aucune silicone), explique pourquoi l'humectant compte plus que le melon, et dit à partir de quel état de la fibre Momo ne suffit plus.

Sélection revue le 29 août 2026.

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Ce qui fait la différence

Hydrater n'est pas nourrir

Un cheveu déshydraté manque d'eau dans le cortex : il est terne, statique, il gonfle par temps humide et se casse peu. Un cheveu sec manque de lipides : il est rêche, poreux, il boit tous les soins. Le premier réclame des humectants (glycérine, sucres végétaux, acide hyaluronique), le second des corps gras. Momo joue sur la première famille, ce qui explique sa légèreté et sa limite. Le tri complet est sur meilleur shampoing hydratant.

Le melon jaune, un argument mesuré

L'extrait de melon jaune apporte des sucres et des acides aminés qui retiennent un peu d'eau à la surface de la fibre. À la dose d'un shampoing rincé en une minute, la contribution reste faible : ce sont la glycérine et la base lavante douce qui font le résultat. Davines ne prétend d'ailleurs pas autre chose, contrairement aux marques qui parlent de réparation.

Une base qui ne dépouille pas

Le sodium lauroyl sarcosinate retire moins de lipides de surface qu'un laureth sulfate à concentration égale, ce qui laisse le cheveu moins assoiffé après le rinçage. La contrepartie est une mousse discrète : sur racines grasses ou après un soin sans rinçage, un second passage court est nécessaire, sinon le lavage reste incomplet. Voir tensioactifs doux pour situer cette famille.

Momo, Nounou ou Dede

Momo pour un cheveu sain mais déshydraté, y compris fin ; Nounou dès que la fibre est abîmée ; Dede si le besoin est simplement un shampoing quotidien très léger. Les trois partagent la même base lavante, seuls la richesse de la texture et l'extrait changent. Le tableau complet des gammes est sur shampoing Davines.

Comment l'utiliser

  1. Mouillez longuement : un sans-sulfate a besoin d'eau pour s'étaler, une dose de la taille d'une pièce suffit sur cheveux mi-longs.
  2. Émulsionnez dans les mains, massez le cuir chevelu, laissez la mousse couler sur les longueurs sans les frotter.
  3. Second passage uniquement si les racines regraissent vite ou si vous utilisez des produits coiffants.
  4. Après-shampoing ou masque Momo sur les longueurs essorées, une à trois minutes ; Momo seul ne démêle pas.
  5. Rinçage à l'eau tiède, jamais chaude : l'eau chaude relance le regraissage et ternit la fibre.
Erreur fréquente : superposer les humectants sur cheveux déshydratés par temps sec. En atmosphère très sèche, la glycérine et les sucres tirent l'eau de la fibre au lieu de lui en donner, et les cheveux deviennent rêches. Un corps gras appliqué par-dessus (deux gouttes d'huile sur les pointes) referme la boucle.

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Questions fréquentes

Momo convient-il aux cheveux fins ?

Oui, c'est même son terrain : la texture est fluide, la formule ne contient ni silicone ni huile lourde, et rien ne s'accumule aux racines. Réservez l'après-shampoing Momo aux longueurs, pas au cuir chevelu.

Momo ou Nounou pour des cheveux colorés ?

Coloration d'oxydation sur cheveux sains : Momo suffit et n'alourdit pas. Décoloration, balayage répété ou pointes poreuses : Nounou, plus riche, ou un traitement des liaisons comme Olaplex No.4 avant de revenir à Momo en entretien.

Le format 1 litre existe-t-il ?

Oui, Davines propose Momo en 1000 ml, ce qui divise environ par deux le prix au litre par rapport au 250 ml. La formule est identique ; prévoyez un flacon pompe, le litre n'est pas pratique sous la douche.