Après-shampoing sans silicone : lesquels démêlent vraiment

Retirer la silicone d'un après-shampoing, c'est retirer le glissant immédiat ; ce qui reste pour démêler, ce sont le cationique (behentrimonium chloride ou methosulfate) et les alcools gras, et c'est leur dosage qui sépare un bon sans-silicone d'une crème qui tire. Cette page ne discute pas de savoir si les silicones sont nocives, elles ne le sont pas, mais sélectionne les formules sans silicone qui démêlent aussi bien qu'avec, et explique comment reconnaître une silicone déguisée sur l'étiquette.

Sélection revue le 29 août 2026.

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Ce qui fait la différence

Reconnaître une silicone sur l'INCI

Tout ce qui finit en « -cone », « -conol » ou « -siloxane » est une silicone : dimethicone, amodimethicone, cyclopentasiloxane, dimethiconol, bis-aminopropyl dimethicone. Les versions précédées de PEG ou PPG (PEG-12 dimethicone) sont hydrosolubles et se rincent, ce qui les rend acceptables pour la plupart des gens. Certains produits « sans silicone » les remplacent par des polyquaterniums ou des esters lourds qui s'accumulent aussi ; regardez la liste, pas l'allégation.

Le behentrimonium, cœur du démêlage sans silicone

Sans silicone, tout le glissant vient du cationique. Le behentrimonium methosulfate (dérivé de l'huile de colza, autorisé en cosmétique bio) et le behentrimonium chloride sont les plus efficaces ; le cetrimonium chloride démêle moins mais dépose moins. Un sans-silicone qui tire a presque toujours un cationique en fin de liste.

Les alcools gras ne sont pas des alcools

Cetearyl alcohol, cetyl alcohol, stearyl alcohol, behenyl alcohol : ce sont des corps gras solides qui assouplissent et donnent la texture crémeuse. Ils n'ont rien à voir avec l'alcool denat. qui dessèche. Dans un sans-silicone, ils doivent être en deuxième ou troisième position.

Ce que vous perdez, ce que vous gagnez

Perdu : le brillant miroir et le toucher très glissant du premier lavage. Gagné : aucune accumulation, donc plus besoin de shampoing clarifiant, et un résultat stable de semaine en semaine. Sur cheveux très abîmés par la décoloration, la silicone reste utile pour masquer les écailles cassées ; sur cheveux sains, elle est superflue.

Comment l'utiliser

  1. Essorez les cheveux, appliquez sur longueurs et pointes.
  2. Laissez poser deux minutes, un peu plus qu'avec silicone : le cationique a besoin de temps pour se fixer.
  3. Démêlez sous le produit, au peigne à dents larges, du bas vers le haut.
  4. Rincez à l'eau tiède. Le cheveu doit « crisser » légèrement sans être rêche.
  5. Jugez après quatre lavages, pas un : le passage d'un produit siliconé à un sans-silicone donne une impression de sécheresse le temps que les dépôts partent.
Idée reçue : « sans silicone » voudrait dire « plus naturel ». Un après-shampoing sans silicone peut contenir autant de dérivés pétrochimiques (polyquaterniums, PEG, parfum de synthèse) qu'un autre. Si c'est la naturalité qui vous intéresse, cherchez une certification : après-shampoing bio.

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Questions fréquentes

Un après-shampoing sans silicone démêle-t-il moins bien ?

Au premier lavage, souvent oui, parce que le glissant immédiat manque. Après quelques lavages, un bon sans-silicone au behentrimonium démêle aussi bien ; les mauvais sans-silicone sont ceux où le cationique est sous-dosé, pas ceux qui manquent de silicone.

Les silicones abîment-elles les cheveux ?

Non. Elles ne pénètrent pas la fibre et n'empêchent pas l'hydratation ; le seul problème réel est l'accumulation, qui alourdit et ternit, et qu'un clarifiant retire. Les éviter est un choix de routine, pas une nécessité de santé capillaire.

Après-shampoing sans silicone et sans sulfate, est-ce le même sujet ?

Non. Les sulfates sont des tensioactifs de shampoing ; un après-shampoing n'en contient jamais, l'allégation « sans sulfate » sur un après-shampoing est donc vide. « Sans silicone » a un sens ; « sans sulfate » sur ce type de produit n'en a pas.